• Manger sans lactose

     

     

    Quand j’ai commencé à m’intéresser vraiment à mon alimentation, s’est assez vite posé le « problème » du lactose. J’ai pas mal fouiné notamment sur internet, et j’en suis arrivée à la conclusion qu’il est préférable d’éviter tous les produits laitiers d’origine animale.

    Naturellement, je ne suis pas scientifique, je le sais bien ; mais outre mes lectures, je me suis basée aussi sur un peu de bon sens. Et j’ai donc supprimé en particulier le lait de vache (qui me paraît le plus mauvais) pour deux raisons principales.

     

    — Une raison de santé

    60% environ de la population mondiale est intolérante au lactose (le lactose est le sucre des laits animaux, comme le fructose est le sucre des fruits) et/ou à la caséine (une des protéines du lait de vache). La plupart du temps, nous ne possédons pas les enzymes pour digérer lactose et caséine. Cela entraîne différents troubles comme des problèmes digestifs, mais aussi des phénomènes inflammatoires.

    Ce n’est pas franchement une surprise. Sur Terre, l’espèce humaine est la seule, passé l’époque du sevrage, à continuer à consommer du lait. Et qui plus est, du lait d’une autre espèce !

    Les animaux dans la nature ne mangent évidemment aucun produit laitier une fois qu’ils ont cessé de téter leur mère. Et nous savons tous que si les chats domestiques aiment généralement le lait qu’on leur offre avec une certaine légèreté, souvent celui-ci les rend malades.

    Et de façon surprenante (ou pas), les animaux à l’état naturel sont beaucoup moins atteints que les hommes par tout un tas de maladies dégénératives (ils ont nettement moins de rhumatismes que nous, pour ne citer que ça. Pour reprendre l’exemple des chats, nous en avons tous vu, âgés de quinze ans ou plus, conserver une étonnante agilité).

    Par ailleurs, les scientifiques qui étudient des squelettes très anciens ont pu remarquer que certaines pathologies inflammatoires (comme l’arthrose), apparaissent massivement sur les restes humains depuis environ 10 000 ans (alors que c’était moins le cas avant), c’est-à-dire à l’époque où l’homme se sédentarise et où l’agriculture et l’élevage font leur apparition. Le célèbre « homme d’Ötzi », pourtant relativement jeune, a des articulations en bien mauvais état.

    10 000 ans à l’échelle de l’évolution, ce n’est pas énorme. Est-il anormal que nous ne soyons pas faits pour digérer quelque chose que la nature n’avait pas prévu que nous devions assimiler un jour ? Ça me paraît personnellement très logique.

     

    — Une raison éthique

    L’homme étant omnivore, il a toujours tué des animaux pour consommer leur viande (également pour se vêtir). Certes. C’est pourquoi être végétarien peut être un choix de vie (et c’est d’ailleurs le mien), mais il n’est pas complètement « naturel ».

    Cependant, à l’époque préhistorique, l’homme était loin de manger de la viande comme nous le faisons aujourd’hui (c’est-à-dire dans les pays occidentaux, une fois par jour pour certains, ou du moins plusieurs fois par semaine pour la plupart). Autrefois, l’homme mangeait de la viande… quand il en trouvait. Quand c’était la saison. Quand il était arrivé à tuer un animal. On restait certainement parfois des semaines ou des mois sans en consommer.

    Il y a environ 10 000 ans, quand le mode de vie nomade devient plus rare, l’élevage (et l’agriculture, mais ce n’est pas ici le propos) se généralise. Désormais, la viande est à disposition quand on veut. Et le lait aussi. Si la viande reste un aliment cher, réservé longtemps à une certaine catégorie de la population, c’est moins le cas pour le lait. Massivement, on va donc se mettre à consommer des produits laitiers (le lait et tous ses dérivés, fromages, beurre, etc.).

    Et peu à peu, on va en arriver à des cheptels de plus en plus importants. Avec des conditions de vie pour les animaux (principalement les vaches) de plus en plus dégradées.

    À l’époque préhistorique, face à un homme ou un groupe d’hommes, l’animal avait une chance. Bien évidemment, il n’a plus cette chance. C’est l’abattoir pour tous. Et je ne parle pas des élevages intensifs, des animaux qui ne voient pas la lumière du jour, de la maltraitance, de tout ce à quoi, au fond, on n’a pas trop envie de penser quand on achète un steak ou un camembert. Car pour les animaux qui produisent du lait, l’issue est aussi l’abattoir, au bout du compte.

    Difficile de ne pas penser également (du moins pour moi), que pour qu’une vache produise du lait, il faut qu’elle ait eu un veau puis qu’on le lui ait enlevé. Régulièrement, pour continuer à fournir du lait, la vache est inséminée artificiellement pour donner à nouveau naissance à un veau. Qui souvent va finir lui aussi à l’abattoir. Pas très ragoûtant, tout ça. Donc, même consommer du lait envoie massivement des animaux à l’abattoir. Et nous sommes 7 milliards sur Terre. Ça en fait des animaux qui meurent pour notre simple satisfaction alimentaire !

    Et je ne parle pas ici des dérives de l’industrie du lait, ou de la manière dont on traie les vaches avec des machines électriques… 

     

    J’ai donc renoncé sans trop d’états d’âme aux produits laitiers (plus aucun lait de vache). Les laits végétaux sont une bonne alternative, ils n’ont pas les conséquences désastreuses des laits animaux sur la vie de la planète (parce qu’on pourrait aussi penser aux quantités astronomiques d’eau nécessaires à l’élevage, ou à toutes les surfaces qu’il faut déboiser pour que les bêtes puissent paître, pour obtenir du fourrage… tout ça n’est pas anodin pour la Terre).

    Je consomme encore en petite quantité (une fois par jour, et un petit morceau) du fromage de brebis ou de chèvre. D’abord parce que si le lait de brebis ou de chèvre contient autant de lactose que celui de vache, il ne contient pas de caséine. Donc, l’argument santé entre en ligne de compte. Et puis, l’élevage des chèvres et des brebis me paraît différent de celui des vaches (plus petits troupeaux, meilleures conditions pour les animaux ?). Donc, l’argument éthique (j’espère qu’il est juste) joue aussi son rôle.

     

     

    Les produits laitiers, des amis pour la vie ? On peut émettre de sacrés doutes… 

     

     


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