• L'orthorexique, la grippe, le vaccin

     

     

    Je n’ai jamais fait le vaccin contre la grippe. J’ignore si les orthorexiques le font ou non. En fait, j’ignore à peu près tout des orthorexiques, je pense même ne pas en connaître. Il y a dans mon entourage des gens qui préfèrent manger bio, certains qui n’aiment pas trop les médicaments, mais ils ne me semblent pas majoritaires et pas non plus dans la même démarche que la mienne. Bref, je m’éloigne de mon sujet.

    Je n’avais pas eu la grippe depuis… j’ai oublié quand ! Je dirais plus de vingt ans. À l’époque, j’étais très médecins et médicaments, et si je ne me faisais pas vacciner, c’était par négligence, ou parce qu’on ne me l’avait pas suggéré.

    Aujourd’hui donc, toujours pas de vaccin, bien sûr, mais je sais pourquoi. Ça se résume en quelques mots simples : je n’ai pas confiance. Aluminium dans les produits injectés, personnes qui sont tombées gravement malades, sclérose en plaques… Autant dire que ce n’est pas rassurant. Le dernier cas en date est récent : en décembre 2017, l’État a été condamné à indemniser pour près de 200 000 euros une secrétaire médicale, dont l’état général s’était fortement dégradé quelques semaines seulement après une vaccination obligatoire. Je suppose que le tribunal n’a pas prononcé cette décision à la légère, mais après de multiples avis d’experts. Et je suppose aussi que pour en arriver à ce que l’État soit condamné, il faut plus que de simples présomptions ! Donc, les vaccins ne sont pas anodins.

    Il est pourtant dans l’air du temps de les imposer. Depuis des années, la Sécu fait le forcing pour celui de la grippe, auprès des plus de 65 ans (et il me semble qu’on aimerait bien vacciner tous les autres). Et je me méfie toujours de ce type d’injonction. Et je ne parle même pas de ma défiance envers les laboratoires pharmaceutiques. Je sais, ça aussi, c’est dans l’air du temps ! Mais tant que j’aurai un doute, je m’abstiendrai. Si un jour, on me prouve scientifiquement que personne n’a été atteint d’une pathologie suite à un vaccin (pathologie souvent malheureusement beaucoup plus grave que la maladie qu’on a voulu éviter), je reverrai peut-être ma position. Mais pour le moment, ce n’est pas le cas, loin s'en faut.

    Et donc, cet hiver, j’ai attrapé la grippe. Comme des millions de Français. Et que s’est-il passé de grave ? Eh bien… rien.

    Je reconnais que quatre jours avec des accès de fièvre flirtant avec les 40°, ce n’est pas très agréable. Grelotter dans son lit, avoir les articulations qui brûlent, une fatigue intense, tout le monde s’en passerait. Il a fallu certes une quinzaine pour récupérer complètement. Et depuis ?

    Depuis, tout va bien. Il me semble même que ça va mieux qu’avant la grippe ! Par exemple, tous les soirs et toutes les nuits, j’avais des démangeaisons d’irritation. Après la grippe, plus rien. Il me semble aussi que j’ai davantage d’énergie.

    C’est un peu comme si la grippe avait permis une sorte de « réinitialisation » de l’organisme. Est-ce que c’est la forte fièvre qui a permis d’évacuer des toxines ? Est-ce que le corps, ayant mobilisé ses défenses naturelles pour lutter contre le virus, s’est ainsi renforcé ? Je n’en sais bien sûr rien, j’émets juste des hypothèses… mais je dirais presque que la grippe m’a fait du bien !

    Ne se fragilise-t-on pas à force de vouloir s’éviter toutes les maladies courantes ? Je dois dire que je me pose de plus en plus la question. Quand je vois que les enfants n’auront même plus le « droit » d’avoir la rubéole, ça m’inquiète quand même. Pour eux, mais aussi pour le monde dans lequel nous vivons, qui n’accepte plus le moindre inconfort (parce que la grippe, la rubéole, je considère ça comme de simples inconforts).

    Évidemment, je ne me prononce pas pour celles et ceux qui ont des pathologies aiguës ou chroniques. Chez des personnes avec des problèmes cardiaques ou respiratoires par exemple, la grippe est probablement bien plus dangereuse que pour quelqu’un comme moi.

    Mais justement, des gens comme moi qui se font vacciner, il y en a plein. Ils n’ont peut-être pas eu la grippe cet hiver, mais leur état général est-il meilleur pour autant ?

    Et d’ailleurs, n’emploie-t-on pas l’expression « j’ai eu une bonne grippe » ? N’y aurait-il pas une vérité intuitive derrière ces mots ? Ces maladies de saison ne pourraient-elles pas s’avérer bénéfiques, par certains côtés ?

     

    Quoi qu’il en soit, et peut-être justement parce que je l’ai attrapée cet hiver, je suis encore plus décidée à ne pas me faire vacciner l’hiver prochain. De toute manière, je suis certaine que je ne l’aurai pas. J’ai l’impression de m’être immunisée. Et puis, ma « dose » semble être une grippe tous les vingt ans, donc me voilà tranquille pour un petit bout de temps…

     

     


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